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lundi 29 août 2011

Des cahiers d'activités pour mon grand futé

À son anniversaire de quatre ans, mon grand Ti-loup-des-bois a reçu, parmi mille et un jouets "de grand", un gros cahier d'activités. Dessins à compléter, différences à trouver, objets à compter, associations, labyrinthes: 217 pages d'activités qu'il aime beaucoup! À sa fête, je l'avais mis de côté pour l'utiliser lors d'occasions où je veux l'occuper calmement, comme un souper au restaurant ou l'attente lors d'une visite à la clinique sans rendez-vous... J'ai rapidement eu l'occasion de sortir le cahier pour une fête de famille au resto. Quand mon grand commençait à s'impatienter, j'ai sorti le cahier et il a fait environ trente pages d'affilée! Évidemment, je n'ai pas pu ranger le cahier par la suite. Il fallait même que je modère ses ardeurs et que je lui torde le bras pour qu'il aille jouer dehors... Il s'agit de 250 jeux pour enfants (3 à 5 ans), Éditions Coup d'oeil, ISBN 978-2-89638-428-0. Je crois qu'il a été acheté chez Costco. Le voici:


Depuis ce temps, j'ouvre l'oeil pour ce genre de cahier d'activités. On en trouve beaucoup moins que les "cahiers d'autocollants" au travers desquels mon grand passe en moins de 10 minutes, ce qui en fait un mauvais rapport temps utilisé/prix. Si je dois amener mon grand au garage pour un changement d'huile, nous y sommes pour environ une demi-heure; quand on doit aller à la clinique sans rendez-vous, on attend toujours au moins deux heures! Un cahier qui dure dix minutes, c'est ridicule. Je veux plus de substance! Et si décoller des autocollants et les apposer au bon endroit travaillent la motricité fine, colorier, recopier des formes et suivre des tracés le font aussi ET préparent le terrain à l'apprentissage de l'écriture, ce que je trouve important à l'approche de l'école. L'an prochain, à pareille date, ce sera--DÉJÀ!--la rentrée de mon grand à la maternelle!

J'ai donc trouvé un cahier avec quelques autocollants mais beaucoup plus. Je crois que c'est le préféré de mon fils! À vos crayons! de la collection Léon à La Courte Échelle.

Voici une collection plus directement pédagogique, moins ludique, mais qui pogne beaucoup ici, du moins celui que nous avons en ce moment! Il s'agit de livrets à spirale, plastifiés, dans lesquels on écrit au crayon effaçable à sec*. Ainsi, on peut refaire les activités plusieurs fois! Nous avons reçu en cadeau L'Alphabet bilingue* (attention, il en existe une version en anglais seulement). Ce fut un hit! Mon grand m'a vu préparer ce billet et, en découvrant qu'il existait d'autres livres semblables, il m'a demandé Les nombres bilingue* et L'addition*. Pour ma part, je pense qu'il aimerait Je compte mon argent* et Je sais lire l'heure!* À moins de trois dollars chacun, ces livres sont parfaits pour remplir un bas de Noël...


Parlant de Noël, à presque vingt dollars, le livre Tout mon préscolaire, feuilleté en magasin, me paraissait cher. Je le mettrai peut-être sur la liste de cadeaux de mon fils, car on n'a jamais trop d'activités pour occuper un petit curieux dans la maison en hiver... Les activités présentées dans ce livre sont du même type que celles de tous les autres livres présentés ici; il combine des pages d'écriture de lettres et de chiffres à d'autres pages de jeux sur les formes, les couleurs et les suites. Pour mon fils, ça ne serait qu'un cahier de plus, mais ça n'apporterait rien de nouveau comme tel. Je préfère les cahiers effaçables pour l'apprentissage des lettres et des chiffres; je sens qu'ils vont servir plus longtemps...


*Désolée pour les liens en anglais; je n'arrive pas à voir ces livres si je choisis la version française du site! :-(

vendredi 11 mars 2011

Allaitement et sommeil: amis ou ennemis?

Après avoir connu un allaitement sans aucun problème avec Ti-loup-des-bois, j'expérimente une version plus... rock'n'roll, disons, avec P'tit Chou.

Côté sommeil aussi, il est plus rock'n'roll que son frère. Ou plutôt, côté endormissement. Les deux sont de bons dormeurs, mais P'tit Chou a été plus réfractaire à apprendre à s'endormir seul. Quoique... Avec mon aîné, j'avais tout de suite suivi à la lettre les instructions du livre Enfin je dors... et mes parents aussi. Avec mon deuxième, certaines instructions me semblaient peu pratiques, donc j'ai commencé par la mise en oeuvre partielle de la méthode, par exemple en lui donnant son bain aux deux jours seulement... pour réaliser après quelques jours qu'il ne s'endormait bien que le soir du bain. C'est finalement moins de trouble de donner un bain chaque soir, que de devoir lui faire plusieurs visites avant qu'il ne s'endorme lors de soirs sans bain. Il en est de même pour d'autres éléments recommandés dans ce livre: ce n'est qu'une fois la méthode suivie à la lettre que ça a bien fonctionné, et alors, rapidement. Je prends donc ma part de responsabilité dans le fait que cet apprentissage ait été moins facile pour P'tit Chou.

Pour revenir à l'allaitement, je dois actuellement augmenter la quantité de lait que P'tit Chou consomme et ce, rapidement. Ça implique aussi d'augmenter ma production, qui a diminué suite à sa faible demande. Que lis-je à plusieurs endroits parmi les causes probables d'une diminution de production de lait? "Vous tentez d’espacer les tétées ou « d’entraîner » le bébé à dormir toute la nuit." Je n'ai pas eu à "entraîner" mon fils a dormir toute la nuit, il y est parvenu de lui-même (oui, je sais, je suis CHANCEUSE). Mais, oui, j'ai eu à l'"entraîner", c'est-à-dire à lui apprendre, à s'endormir seul, un apprentissage que je considère important et qui l'aidera à long terme à bénéficier d'un bon sommeil, élément important d'une bonne santé. Je suis choquée de voir cela présenté comme un obstacle à l'allaitement; comme je l'ai écrit plus haut, j'ai vécu un allaitement de rêve avec mon grand, même s'il dormait très jeune de très longues nuits et même après qu'il n'ait plus eu besoin de téter pour s'endormir le soir et pour ses siestes. Je suis persuadée qu'il y a moyen de bien allaiter P'tit Chou sans revenir en arrière pour ce qui est de l'endormissement. J'ai peur que ce conseil nuise à certaines mamans, donnant l'impression qu'il faut choisir entre un bon allaitement et un bon sommeil; moi-même, devoir choisir un ou l'autre exclusivement, je choisirais clairement le sommeil (dans ma situation actuelle avec un bébé de presque six mois--à un mois, j'aurais probablement priorisé l'allaitement, car un bébé de cet âge est trop jeune pour travailler ses habitudes de sommeil de toute façon! Il y a des zones grises aussi!) au dépens de l'allaitement.

Ironiquement, certaines méthodes de mon livre fétiche sur le sommeil sont, de l'aveu même du livre, plus facile à mettre en oeuvre si on nourrit au biberon plutôt qu'au sein; je pense ici notamment à "comment faire perdre à un bébé l'habitude de boire la nuit" (p. 48). L'allaitement et le sommeil sont donc ici aussi présentés comme difficiles à faire cohabiter. Évidemment, certaines des techniques du livre ont probablement été développées alors que l'allaitement n'était pas vraiment recommandé et beaucoup moins courant. Néanmoins, ça rejoint la recommandation des spécialistes en marketing de l'allaitement: outre de vanter les bienfaits du lait maternel, il faut soutenir les mères dans leur allaitement au quotidien, même dans les difficultés et avec les autres contraintes de la vie dont les besoins en sommeil--et ce soutien est encore malhabile, même en 2011.

lundi 13 septembre 2010

Soutiens-gorge d'allaitement

Je feuilletais mon livre Bien vivre l'allaitement (Allard et Desrochers, Hurtubise 2010) quand j'ai décidé d'écrire ce billet.

Les auteures de ce livre ont vraiment eu une bonne idée de l'accompagner d'un site web. Le livre est à peine sorti des presses que certaines informations sont périmées; c'est ce qui arrive lorsqu'on donne des exemples précis de produits commerciaux. Je fais ici référence au soutien-gorge Lifestyle de Bravado, mentionné en p.23, et qui est actuellement en liquidation car discontinué par le fabricant. Je comprends les auteures de l'avoir mentionné, car je l'ai bien aimé en 2007. Il était confortable et pratique, avec un look féminin quoique minimaliste (loin de l'effusion de dentelle, mais heureusement tout aussi loin de l'allure d'un harnais) et disponible en plusieurs couleurs (je n'en reviens pas que certains soutien-gorges d'allaitement soient encore offerts exclusivement en blanc; le noir est de plus en plus fréquent, ce qui est déjà bien, mais la vie n'est pas qu'en noir et blanc et nous sommes en 2010!). Je ne sais pas ce qui a poussé Bravado à l'abandonner, mais je me doute que c'est parce qu'ils proposent maintenant de nombreux nouveaux modèles. En seulement trois ans, l'offre de soutiens-gorge d'allaitement a explosé, pas seulement par cette marque, et c'est une excellent chose! Même pour moi qui suis loin d'être une fashionista... Juste l'existence de soutien-gorge d'allaitement "à t-shirt" (avec bonnet lisse cachant la forme des mamelons ou des compresses d'allaitement) va tellement améliorer mon choix vestimentaire. C'est une chose qui m'a horriblement manqué en 2007. Et il existe maintenant plus de marques et plus de modèles, avec et sans armature, simple et sophistiqué, plusieurs très sexy même! Retrouver du choix dans le rayon de la lingerie n'est plus un argument pour avoir hâte d'arrêter d'allaiter.

Bien vivre l'allaitement aborde l'achat de soutiens-gorge d'allaitement avant la naissance, mais j'aimerais y ajouter quelques points provenant de mon expérience.

Les grandes marques de sous-vêtements et les chaînes de magasins spécialisés en vêtements de maternité (Thyme et sa marque maison) vendent des soutiens-gorge d'allaitement, mais les meilleurs produits, pour ma part, se trouvent ailleurs. Les boutiques qui vendent des couches lavables ont souvent un bon choix de sou-vêtements et de vêtements d'allaitement de qualité. Par qualité, j'entends l'aspect fonctionnel, le confort ET l'apparence. Ce n'est pas un harnais d'escalade ni une camisole de force et ça ne doit pas en avoir l'air--sinon, déprime assurée! On ne le réalise pas avant d'avoir allaité, mais vous (et votre entourage, et les inconnues à la halte-allaitement ou au centre d'achats, et qui d'autre encore!) verrez ces soutiens-gorge plus que n'importe quels autres dans votre vie. Les autres, à part vos proches très proches, n'en verront généralement pas de gros morceaux, mais un bon soutien-gorge d'un modèle et d'une couleur appropriés peut faire la différence entre passer inapperçu (ce qu'on veut généralement en allaitant en public, mais pas nécessairement le soir avec son conjoint!) ou se faire remarquer (idéalement en bien par son conjoint, et surtout pas en mal par un quidam!). Les marques qui, d'après ce que je vois et entends, reçoivent le plus de bons commentaires, soit Bravado et Hot Milk, ne sont pas vendues chez Sears, Thyme ni Babies'r'Us...

J'ai trouvé pratique d'en avoir dès la naissance de mon bébé, mais je ne recommande pas d'en acheter d'avance plus de deux. Il faut avoir allaité au moins un peu pour savoir ce qu'on veut. Certains modèles découvrent complètement le sein (comme ceux de Bravado). D'autres, comme des Medela que j'ai vues en magasin, découvrent un trou circulaire pour donner accès à une partie du sein. J'ai eu des camisoles d'allaitement qui fonctionnaient ainsi, et je préfère le système découvrant tout le sein. Sinon, le trou n'est jamais bien placé pour moi, m'obligeant à l'étirer avec une main pendant que bébé boit... Un des buts des vêtements d'allaitement étant de pouvoir allaiter discrètement et de façon pratique, sans s'encombrer; pour moi c'est raté avec ce design. J'imagine toutefois que ça dépend de la forme des seins, c'est pourquoi je recommande de ne pas acheter plus de deux soutiens-gorges à l'avance. Après les premières semaines, la taille de la poitrine se stabilise donc notre achat risque de nous faire plus longtemps et on sait un peu mieux ce qui nous convient; c'est donc un bon moment pour en acheter un peu plus. Personnellement, j'ai aimé fonctionner avec quatre, ce qui me permettait d'être rarement mal prise malgré que mon régurgiteur de compétition les salissait tous régulièrement. Évidemment, selon la sophistication de sa garde-robe, une maman pourrait en vouloir plus, notamment pour avoir assez de couleurs et de modèles pour bien agencer ses différents hauts. Et ce n'est pas là que de la frivolité (combien possède-t-on de soutien-gorges réguliers? Plus que quatre, bien souvent!), c'est tellement important pour le moral de pouvoir s'habiller à son goût... Mais avec quatre, on se débrouille.

Autre aspect que je n'ai pas expérimenté, certaines marques ont plusieurs attaches pour chaque bonnet, permettant d'ajuster son ampleur au degré de remplissage des seins. Je n'en ai jamais senti le besoin, mais c'est une autre caractéristique qui pourrait en intéresser certaines et pour laquelle on ne peut pas évaluer notre besoin avant d'avoir un peu d'expérience.

Quant aux deux premiers soutiens-gorge d'allaitement, je considère qu'il en faut au moins un assez confortable pour dormir. Pour ma part, j'ai aimé le modèle de base de Bravado. Il n'a pas d'attache au dos et est donc plus confortable pour dormir sur le dos, quoique plus difficile à enfiler. Faites attention en achetant ce modèle; encore il y a un mois, j'ai trouvé en boutique un spécimen avec leur ancien système d'ouverture des bonnets, des boutons-pression. À ÉVITER! Je me suis fait prendre à mon premier allaitement. Ces boutons-pression sont absolument impossibles à attacher et détacher d'une seule main, or cette caractéristique est un must! Quand on s'apprête à allaiter, on a une main qui tient le bébé, il n'en reste qu'une pour se détacher! Et si on allaite avec de la visite autour ou dans un lieu public, pas question de se découvrir le sein avant de prendre bébé, on souhaite être discrète... Le fabricant les vend en liquidation sur son site web, mais je ne trouve pas que ça vaut l'économie. Achetez la nouvelle version avec un clip facile à attacher et détacher (qui prendra quand même un peu de pratique, mais à 10-12 boires par jour, en quelques jour on attrape le tour...).

Pour ma part, mes deux premiers spécimens attendent dans ma valise et j'ai déjà hâte d'en acheter quelques autres...

mercredi 11 août 2010

Livre: Bien vivre l'allaitement

Je dois une fière chandelle à mon amie Marie l'urbaine, par qui j'ai connu le site et le livre Bien vivre l'allaitement, que je recommande chaudement à toutes les futures et nouvelles mamans, même quand ce n'est pas leur premier allaitement!

Lors de ma première grossesse, j'avais "tout" lu sur l'allaitement. J'avais parcouru en entier les sites de la Ligue La Leche et de Nourri-Source. J'avais lu un livre publié par la Ligue La Leche, prêté par une amie qui me précédait de quelques mois dans l'aventure de la maternité. Elle m'avait avertie que ce livre était "bien, sans plus". Même si mon expérience d'allaitement a très bien été, je suis devenue au fil des mois très sceptique face à ces ressources classiques dont plusieurs énoncés ne collaient pas du tout avec ma réalité. Par exemple, je me rappelle avoir lu dans les "mythes et réalités de l'allaitement": "Mythe: Allaiter est fatigant pour la mère. Réalité: ce n'est pas fatigant car il faut être assise ou couchée pour allaiter." Désolée, trois ans plus tard, je ne retrouve pas où j'ai lu ça, mais je ne l'invente pas! J'ai encore envier de crier!!!! Ce n'est pas d'avoir bébé au sein qui est si fatigant. C'est d'être la seule personne à pouvoir allaiter notre bébé, et donc d'être de service TOUT LE TEMPS, jour et nuit, pendant des mois! Le nier encourage peut-être quelques femmes à allaiter a priori, mais c'est contre mes principes de ne pas présenter un portrait équilibré quand, oui, des mauvais côtés existent. Et puis, biologiquement, produire du lait est une dépense calorique, donc ça demande de l'énergie, donc oui, c'est fatigant! Vais-je allaiter mon deuxième quand même? OUI! Mais pas en vivant dans le mythe!!!

C'est ce que j'apprécie tant de Bien vivre l'allaitement. Je trouve que ce livre fait bien la différence entre les FAITS (ex. biologie du sein) et les IDÉES (ex. moment du sevrage), et présente des faits qui ne sont pas toujours faciles à trouver (sur la glycémie des nouveaux-nés, sur la lipase dans le lait, sur l'effet sur le lait de différents tests médicaux que pourrait subir une maman pendant l'allaitement). Quant aux idées, ce livre présente généralement un grand spectre de possibilités, sans dicter de conduite à suivre ni émettre de jugement, présentant plutôt tous les choix possibles. Je ne connais pas d'autre livre qui présente à la fois l'allaitement prolongé des enfants qui ne sont plus des bébés sous un jour positif, ET le sevrage comme une étape normale quand pour nous ce n'est plus le moment d'allaiter, peu importe l'âge--l'âge du sevrage étant très variable et étant une pratique culturelle bien plus qu'un fait biologique, informations ethno-culturelles à l'appui! Pas d'autre livre non plus qui admette que si l'allaitement exclusif pour les six premiers mois est l'idéal, donner un biberon de préparation peut être une action salvatrice pour une maman épuisée (et j'en connais une qui se reconnaîtra ici et dont ça a pratiquement sauvé l'allaitement!).

Il s'agit donc d'une bible, rien de moins. À peu près tous les renseigments techniques dont on peut avoir besoin et toutes les informations sur les aspects où on a des choix, PLUS un site web pour bonifier le livre et avoir de l'information à jour quand le livre vieillira. Je lis ce livre depuis une semaine et j'en apprends, moi qui avais pourtant "tout" lu. Et même là où je n'apprends rien, j'aime la perspective des auteures, leur réalisme, leur vision pratique et terre-à-terre tout en restant encourageante même dans les chapitres plus sombres (sur le deuil de l'allaitement, par exemple). On entend souvent parler des "extrémistes de l'allaitement" (comme dans ce témoignage); ici c'est tout le contraire, et pour le mieux, sans toutefois jeter le bébé avec l'eau du bain puisque ce livre contient bien plus d'outils qu'ailleurs pour aider celles qui le désirent à allaiter aussi longtemps qu'elles le désire. Un exploit! Je présentais il y a quelques jours une étude américaine sur le marketing de l'allaitement qui recommandait de toujours présenter l'allaitement comme possible si on élimine les barrières sociales qui lui nuisent, au lieu de simplement parler des bénéfices de santé et culpabiliser les mères qui n'allaitent pas. Ce livre est un grand pas vers l'élimination de nombreuses barrières, dont le manque d'information et l'attitude culpabilisante. Chapeau!

Référence:
Madeleine ALLARD et Annie DESROCHERS. Bien vivre l'allaitement, Hurtubise, 2010, 316 p. Contient une bibliographie et un index.
www.bienvivrelallaitement.com

vendredi 30 octobre 2009

Encore THE événement

Les pipis dans la toilette sont maintenant la norme... et aujourd'hui, un #2! Joie!

J'en profite pour recommander un livre pour enfants sur l'apprentissage de la propreté qui fait fureur avec les petits ET les grands dans mon entourage depuis que je l'ai trouvé à la librairie. Il s'agit de Qu'y a-t-il dans ta couche? de Guido Van Genechten chez Albin Michel Jeunesse. Bébé Souris interroge ses amis les bébés animaux pour savoir ce qu'il y a dans leur couche. Les couches sont des rabats en carton et on peut donc réellement regarder les cacas de bébé cheval, bébé chien et compagnie... Rire nerveux garanti à la première lecture. Mon fils l'adore et réclame régulièrement "l'histoire de caca". Il était cher (16$) mais je ne le regrette pas du tout! J'ai aussi le livre de Caillou sur le pot, mais je n'ai jamais réussi à lui lire (et personnellement je le trouve mortellement ennuyeux, mais c'est peut-être juste en comparaison avec l'autre livre...).

vendredi 2 novembre 2007

Livre: "Enfin je dors... et mes parents aussi"

Quand nous avons décidé que nous voulions que Ti-loup-des-bois soit capable de s'endormir tout seul, et pas seulement au sein (ce qui était devenu le cas: même la poussette ne l'endormait plus...), nous avions une petite idée de comment nous y prendre, mais plein de questions sur les détails. Nous étions prêts à le laisser pleurer en le couchant, et longtemps s'il le fallait pour les premiers jours, mais nous nous demandions comment procéder pour les siestes, par exemple. Ce petit livre a répondu à nos questions. Nous avons appliqué la méthode qui y est suggérée pour un bébé de l'âge de notre fils, et en trois jours à peine, l'heure du coucher n'était plus problématique; nous n'avons souvent aucun pleur. Après deux semaines, les siestes ne sont toujours pas parfaites, mais ça va nettement mieux aussi. Wow! Notre seul regret est de ne pas avor lu ce livre plus tôt...

Quand j'étais enceinte, on m'avait recommandé un autre livre, Les secrets d'une charmeuse de bébés de Tracy Hoggs, disant que c'était un livre très utile pour aider les parents avec le sommeil de bébé Je l'avais emprunté à la bibliothèque, mais je n'en ai lu que quelques extraits; je trouvais le ton de l'auteure insupportable et j'avais du mal à faire confiance à quelqu'un qui dit n'importe quoi sur l'allaitement (ce livre ne traitant pas que de sommeil)... Je suis donc très contente d'avoir trouvé le livre de Sainte-Justine. Évidemment, il n'est pas parfait. En particulier, certaines interventions proposées semblent considérer l'alimentation au biberon comme la norme et l'allaitement comme l'exception, ce qui est en train de changer (pour le mieux). Je m'attendrais de Sainte-Justine qu'ils se préoccupent plus d'allaitement... Je vous recommande néanmoins ce livre, qui couvre aussi le sommeil des enfants plus âgés et des adolescents ainsi que certaines maladies qui peuvent interférer avec les dodos de nos petits chéris. Les explications sur les phases de sommeil et les statistiques (courbes de percentiles) sur la quantité de sommeil nécessaire en fonction de l'âge son aussi très intéressantes.

Référence:
MARTELLO, Evelyne. 2007. Enfin je dors... et mes parents aussi, Éditions du CHU Sainte-Justine, Montréal, 113 p.

mardi 20 mars 2007

Livre: Accoucher autrement

Ce livre est un recueil d'articles au sujet de l'évolution historique, sociale, culturelle et médicale de l'accouchement au Québec. Ce n'est pas un livre de préparation à l'accouchement, mais sa lecture m'a quand même apporté de nouvelles perspectives sur ce qui m'attend à l'issue de ma grossesse!

La première section porte sur l'accouchement traditionnel, vécu par la femme dans son milieu et entourée de personnes qui lui sont familières (famille, sage-femme vue comme une paire et faisant partie de son milieu) et sa disparition progressive à mesure que la médecine et la technique ont investi l'accouchement. Les traditions de trois peuples autochtones font l'objet d'un chapitre chacune et sont parmi les chapitres que j'ai trouvés les plus intéressants! Par exemple, dans "Accoucher dans un iglou", on apprend que chez les femmes inuit,

[o]n ne connaît pas de cas où se soit produit une déchirure du périnée. "On nous disait que la peau ne déchirerait pas parce qu'elle est très élastique et qu'on ne devrait avoir aucune crainte." (p. 84)
Ce discours et cette expérience sont totalement différent de ce qui prévaut en ce moment au Québec! Il faut dire que le mode de vie physiquement très actif des femmes inuit d'antan, où la position accroupie est fréquente, favorise probablement un meilleur développement du périnée que le mode de vie contemporain... Mais de là à l'épisiotomie de routine qui avait lieu il y a quelques années, quel écart!

La deuxième section porte sur la médicalisation de l'accouchement, l'éradication des sage-femmes ainsi que l'évolution de l'obstétrique et du rôle de la technologie au 20e siècle. C'est très intéressant d'apprendre d'où viennent certaines recommandations aux femmes enceintes et comme se sont développé certaines interventions. Si on a eu la chance de parler de leurs grossesses et accouchements avec des femmes des générations qui nous précèdent, ces chapitres aident aussi beaucoup à mettre leur expérience dans le contexte de leur époque. Cette section me fait aussi apprécier d'accoucher en 2007 plutôt qu'en 1977 (l'année de ma naissance) ou en 1987 (l'année de publication de ce livre), maintenant que le milieu médical a commencé à retourner vers une vision plus humaine de l'accouchement et de la naissance (par exemple, on encourage la participation du père au lieu de l'exclure) et que certaines pratiques médicales barbares (comme l'épisiotomie automatique) disparaissent à mesure qu'on prouve leur inutilité. J'écris ceci tout en étant consciente que les femmes du futur seront probablement contentes d'accoucher en 2017 ou 2027 plutôt qu'en 2007...

La troisième partie présente différentes expériences "actuelles" au sujet de la grossesse et de l'accouchement: lieu de l'accouchement, rôle du père, recours à une sage-femme (et ceci date d'avant la légalisation des sage-femmes au Québec), témoignage d'un médecin ouvert. J'ai utilisé des guillements pour le mot "actuel" car le contenu de ces articles l'était au moment où le livre a été écrit, soit dans les années 80, donc plusieurs de ces chapitres ont perdu beaucoup d'actualité! Entre autres, celui sur les cours prénataux en CLSC présente un portrait complètement de ce que je vois en ce moment. J'aimerais bien lire une version 2007 de cette section du livre... En attendant, la version 1987 demeure intéressante surtout pour apprécier de ne plus être à cette époque, comme je l'ai mentionné au dernier paragraphe. Le témoignage du médecin m'a tout de même fait beaucoup réfléchir, surtout le passage suivant.
Au début de l'hiver 1978, un couple ayant eu vent de mon ouverture se présente à mon bureau avec une approche plutôt antimédicale et naturiste. Ils me demandent de les accompagner dans un accouchement à domicile. Après deux heures de discussion, je refuse. Quelques jours plus tard, la femme m'appelle pourtant pour me dire que ses membranes sont rupturées depuis trois jours [*]. Nous négocions un déclenchement à l'hôpital. Au bout de quelques heures, elle quitte l'hôpital, trouvant ce lieu trop médicalisé. Avec patience, je lui trouve une place dans un autre hôpital plus humain: même scénario. Elle s'en retourne donc chez elle, avec une sage-femme qui souhaitait plutôt un déclenchement à l'hôpital. Le lendemain matin, la sage-femme retrouve une note sur la table: "Vous êtes tous trop médicalisés, salut!" Quelques jours plus tard, nous apprenons que le couple a accouché en pleine nature d'un enfant qui a eu une souffrance majeure à la naissance et a dû être hospitalisé à l'Unité néo-natale, avec un pronostic sombre de vie autonome. (p. 401)

*Note pour les non-initiés, pour mieux comprendre cette anecdote: d'après mes lectures, après la rupture des membranes, il faut généralement provoquer l'accouchement s'il ne se produit pas environ dans les 24h, la rupture des membranes amène un risque, croissant avec le temps, d'infection du foetus ou d'écrasement du cordon ombilical (causant un manque d'alimentation et d'oxygénation du foetus) puisque le sac amniotique ne sépare plus le foetus de l'extérieur et qu'il n'y a plus de coussinage par le liquide amniotique.

Cette anecdote est le genre d'histoire qui faisait (et dans certains cas, fait peut-être encore aujourd'hui) probablement croire à bien des médecins que tous les gens qui veulent une naissance moins médicalisée sont aussi radicaux et font passer leur idéal de naissance avant le bien-être de leur enfant même lorsque des problèmes exceptionnels surviennent... J'ai plutôt l'impression que ce n'est pas le cas, même si je sais qu'il existe encore de ces radicaux que je trouve imprudents (ceux de l'anecdote ci-dessus représentant un extrême sûrement rare)! Pour ma part, cette anecdote m'a fait réfléchir et, bien que je souhaite que, quand j'accoucherai, les interventions médicales soient limités au strict nécessaire, je souhaite par-dessus tout que mon bébé naisse en santé! Si jamais ça implique de laisser faire mon idéal, soit!

De façon globale, comme je le disais en introduction, j'ai apprécié la perspective que m'a donné ce livre en parlant autant de l'accouchement "naturel" des autochtones du temps où ils vivaient traditionnellement que de la surmédicalisation de la deuxième moitié du 20e siècle et du mouvement d'humanisation des naissances que ça a entraîné. Plus que de simples informations historiques, ces renseignements m'ont aidé à prendre conscience que c'est moi qui va accoucher, le corps médical étant un soutien et non l'acteur principal, mais aussi à apprécier ce soutien dans la mesure où il m'est offert de façon éclairée et respectueuse. Je le recommande comme lecture de culture personnelle et générale, mais si vous avez peu de temps pour lire en préparation de votre accouchement, ça ne me semble pas une lecture prioritaire.

Référence:
Accoucher autrement. Repères historiques, sociaux et culturels de la grossesse et de l'accouchement au Québec. 1987. Collectif, sous la direction de Francine Saillant et Michel O'Neill. Éditions Saint-Martin, 450 p., ISBN 2-89035-094-0.

mercredi 14 mars 2007

Livre: L'alimentation pendant la grossesse

Comme premier billet "de contenu" pour mon nouveau blogue, en voici un qui fera bien la transition entre un culinoblogue et un bébéblogue: une critique de livre sur l'alimentation pendant la grossesse!

J'ai lu le livre L'alimentation pendant la grossesse, écrit par Hélène Laurendeau et Brigitte Coutu (Les éditions de l'Homme, 1999, ISBN 2-7619-1498-8), au début de ma grossesse dans l'espoir de trouver des réponses à plusieurs questions: à quel moment une femme enceinte commence à prendre du poids et à quel rythme s'attendre à en prendre? Devrais-je manger plus? Quoi manger, quoi éviter?

En gros, ce livre a répondu à ces questions et à plusieurs autres. J'en recommande la lecture. J'ai particulièrement apprécié que ce soit un livre québécois, qui parle des aliments dans les termes que nous utilisons ici et qui inclut à la fois nos archaïques mais ô combien familières mesures impériales et les mesures métriques. Le livre tient aussi compte de la diversité culturelle au Québec (à Montréal en tout cas) en proposant des exemples de menus haïtien, libanais et chinois. Les menus économique ou végétarien et les suggestions pour quand on mange au restaurant sont aussi très utiles et pertinentes! Plusieurs cas particuliers sont aussi abordés: nausées, alitement... par chance, je n'en ai pas eu besoin, mais tout ce contenu en fait un livre plutôt complet.

Malgré tous ces aspects du livre qui m'ont plû, la scientifique en moi trouve que le contenu pourrait être un peu plus cohérent et nécessiterait même parfois une certaine révision scientifique. De plus, il date de 1999 et certaines sections gagneraient à être mises à jour, comme celle sur les suppléments (par exemple, les multivitamines prénatales Preg-Vit, sur lesquelles je reviendrai dans un autre billet, n'existaient pas en 1999) et tout ce qui parle du Guide alimentaire canadien, récemment mis à jour. Voici donc quelques critiques...

-Le livre recommande d'éviter les fromages de type bleu, brie, camembert, feta (p.219) pour se protéger de la listériose, mais les inclut dans des listes d'exemples d'aliments sources de nutriments (exemples: p.61, le camembert dans la liste d'aliments sources de calcium; p.68, bleu, brie et feta dans la liste des aliments sources d'acide folique). Un manque de cohérence qui déconcertera plusieurs futures mamans: c'est souvent difficile de savoir quels aliments éviter...

-On y prétend que l'ADN et l'ARN sont des protéines!!! (p.66) Houla, y a-t-il un(e) biochimiste dans mon lectorat pour me confirmer que mon unique cours de biochimie du bacc ne m'a pas induit en erreur: les protéines sont des polymères d'acides aminés, et ce n'est pas le cas de l'ADN ni de l'ARN, même s'ils contiennent des bases azotées qui à la limite pourraient confondre des non-initiés? (désolée pour la haute teneur en chimie de cette critique, c'est une déformation professionnelle!)

-Je crois que les recommandations au sujet des acides gras oméga-3 et de la consommation de poisson devraient être mises à jour. Dans le cas des oméga-3, c'est la première fois dans ce livre que je lis que le lait entier (et donc les gras laitiers) en est une source (avouez qu'on entend plutôt parler de poisson et d'huiles de canola et de lin!). On présente aussi l'huile de soya comme une source d'oméga-3, alors que si ma mémoire est bonne, elle contient aussi beaucoup d'oméga-6, or nous avons tendance à consommer une trop forte proportion de 6 par rapport aux 3... (cette fois-ci, c'est une diététicienne que j'aimerais avoir dans mon lectorat!) Comme les connaissances sur ces gras essentiels ont beaucoup évolué depuis quelques années, je crois qu'une mise à jour serait nécessaire. Dans le cas de la consommation de poisson aussi les connaissances évoluent. Il y a quelques semaines à peine, l'émission L'Épicerie présentait un reportage sur le mercure dans le thon en conserve: selon des études récentes, le thon blanc en conserves serait à limiter pour les femmes enceintes, tout comme le thon frais est à éviter... Le livre mentionne peu d'espèces, tant pour les poissons pêchés ici que pour ceux provenant de partout au monde qu'on trouve maintenant à l'épicerie. À ce sujet, je me rappelle avoir vu en Ontario vers 2002 ou 2003 un livret qui présentait en détail, pour chaque lac de la province, combien ou à quelle fréquence différentes personnes (hommes, femmes enceintes, enfants...) pouvaient manger de chaque poisson en fonction de l'espèce et de la taille des prises (les plus gros, plus vieux, contiennent plus de mercure). Ça, c'était clair. Ce guide gratuit était facilement disponible (j'avais vu le mien dans un présentoir dans une succursale de la LCBO). À ma connaissance, le Québec n'a jamais rien publié du genre, malheureusement.

Malgré ces critiques, ce livre m'a été très utile: je l'ai emprunté trois fois à la bibliothèque... Vous pouvez bien sûr attendre le cours sur la nutrition dans le cadre des cours prénataux de votre CLSC, mais comme ces cours arrivent tard dans la grossesse (souvent 20 semaines et plus) alors que les questions commencent très tôt, je vous recommande cette lecture!