jeudi 20 mars 2008

Confession...

Mon chum, l'autre jour: "Faque tu n'as pas encore fait de labo hard depuis janvier? Dire que tu aurais pu continuer à allaiter tout ce temps-là!"

Ce que je n'ai pas osé lui répondre, c'est que j'aime autant avoir arrêté quand je l'ai fait. Je viens de découvrir le blogue de Joa et je me reconnais, l'automne dernier, dans ce billet...

Pouvoir dormir dans la position que je veux. Porter le linge que je veux. Rentrer tard sans me demander s'il y a assez de lait au congélo. Manger et boire ce qui me tente. Prendre des antihistaminiques quand je vais chez des gens qui ont un chat. (et fantasmer de prendre une fin de semaine de congé de fiston, mais pour ça il manque quelqu'un à qui je fais assez confiance pour le garder toute une fin de semaine.)

Je déteste toujours autant donner du pseudo-lait à Ti-loup-des-bois. Je vais certainement allaiter un éventuel 2e enfant et idéalement un peu plus longtemps (justement pour sauter la phase du pseudo-lait). Il y a beaucoup d'aspects positifs à allaiter et je les ai grandement appréciés--surtout que je n'ai pas connu de problèmes d'allaitement. Quelques-uns de ces avantages nous (incluant mon chum) manquent même parfois.

Mais c'était prévu depuis le début que j'arrêterais à ce moment-là et, à la fin, j'avais même hâte.

On lit plus souvent des témoignages de mères tristes d'arrêter (même quand bébé est plus âgé) et/ou pour qui l'allaitement a été une expérience merveilleuse, du pur bonheur, un lien mère-enfant fantastique, et autres formules féériques. Même avant la naissance de mon fils, je ne me reconnaissais pas dans ce genre de témoignages (soit dit en passant, ce n'est pas un reproche à celles qui l'ont vécu ainsi!). Je ne fais pas partie des mères qui vivent en quasi-symbiose avec leur enfant. Pour moi, passé les 3-4 premiers mois (quand rien ne pouvait déranger fiston lorsqu'il buvait), allaiter c'était alimentaire. J'ai vécu des sentiments mélangés en commençant à donner de la préparation à mon fils, mais somme toute ça s'est bien passé. Ça ne m'a pas marquée à long terme.

Je réalise que c'est beaucoup une question de personnalité. Pour moi, allaiter a été le genre d'expérience que je préfère: j'étais heureuse pendant et heureuse que ça se termine.

4 commentaires:

Renée-Claude a dit...

Idem par chez nous ! ;0)

Isabelle a dit...

J'espère moi aussi passer du lait maternel au lait de vache.

Ce que je vais apprécier le plus quand j'arrêterai d'allaiter ? Me racheter de beaux sous-vêtements !!

Joa a dit...

J'ai trouvé du trafic sur mon blogue qui venait de par chez vous. J'ai suivi le fil et... me voilà!

Je compte bien aussi passer du sein au verre à bec! Mais en même temps, marre des brassières laites d'allaitement!

Anne-Lise Nadeau a dit...

L'important, c'est d'être en paix avec nos choix. Ton copain peut avoir son opinion, mais en même temps, ce n'est pas lui qui allaitait, c'était toi!

Je suis de celles qui ont adoré allaité et ont allaité longtemps. Par contre, une maman en paix avec la décision de ne pas allaiter ou de cesser au moment où elle ne veut plus allaiter, on ne peut pas contredire ça!

Reste zen. Tu as fait le choix en TE respectant. C'est correct! :c)