dimanche 30 décembre 2007

Introduction de la préparation pour nourrisson et mélange d'émotions

Voici ce que j'ai écrit l'autre jour, le soir du deuxième jour de préparation commerciale. Je n'étais pas certaine de le publier avant ce soir...

***

Ça y est, Ti-loup-des-bois a bu du pseudo-lait commercial.

Vous connaissez peut-être l'expression anglaise "damned if you do, damned if you don't". Pour les parents, ça pourrait être "worried if baby does, worried if baby doesn't": peu importe que notre enfant fasse ce à quoi on s'attend ou le contraire, on trouve le moyen de s'en faire, et c'est mon cas en ce moment.

J'appréhendais l'introduction du pseudo-lait pour plusieurs raisons. Au départ, ça ne m'enchante pas d'utiliser ce produit. Si je considère seulement la nutrition et le bien-être de mon fils, ça aurait été préférable que je l'allaite plus longtemps. Mais si je considère l'ensemble de la famille, c'est-à-dire si j'inclus dans l'équation nos besoins à mon chum et moi (que je ne tiens pas à élaborer ici, mais qui incluent entre autres que je ne veux pas prendre un plus long congé et que mon chum veut passer quelques mois à la maison avec fiston), la solution optimale implique que j'arrête d'allaiter d'ici quelques semaines. Remarquez que je parle de solution optimale, pas de solution idéale. C'est donc un choix que je fais délibérément, malgré tout.

À l'opposé, une de mes appréhensions était que mon fils refuse initialement de boire le pseudo-lait, ce qui est le cas de plusieurs enfants. J'ai même songé à l'introduire plus tôt pour lui laisser plus de temps pour s'adapter, le cas échéant. J'ai toutefois choisi de retarder au maximum cette introduction, pour maintenir le plus longtemps possible l'allaitement exclusif, pour son bien-être. Ce qui ne me laissait toutefois pas de marge de manoeuvre dans le temps: il faut que j'aie fini d'allaiter avant de retourner au labo.

Hé bien, Ti-loup-des-bois a bu son premier biberon de faux lait comme si de rien n'était. Un gros 8 oz! D'une part, j'étais soulagée de ne pas avoir de problèmes de temps pour le sevrage. Mais d'autre part, quel coup à mon orgueil! C'est comme si je me sentais tout d'un coup remplaçable et pas si importante pour lui...

1 commentaire:

Anne-Lise Nadeau a dit...

Je comprends un peu ce feeling, car pendant le repas, je donne un gobelet à mes petits avec du lait de soya dedans... ça fait bizarre de les voir caler ça!

Essaie de ne pas t'en faire en ce qui concerne le fait de donner un biberon. Tu as donné le meilleur de toi-même le temps que tu as pu!

Et si jamais tu n'es pas tout à fait résignée à délaisser l'allaitement, tu peux continuer à allaiter le soir avant le dodo ou le matin... Non?