jeudi 25 juin 2009

Chez moi

Ma notion de "chez moi" est fascinante.

Mes parents ont habité la même maison pendant presque 22 ans; ils y étaient emménagés quand j'avais presque deux ans. Même après être partie en appartement pour l'université, leur maison est resté "chez moi" pendant un bon moment. Par passes, je m'y sentais moins à l'aise, à cause des conflits de personnalité quand j'étais adolescente puis à cause du manque de latitude qui va avec le fait de revenir vivre chez ses parents, quand on a goûté à la liberté d'être par soi-même (et j'étais assez sage pour bien utiliser cette liberté sans faire de conneries, ou presque).

Même après leur déménagement dans une autre ville, cette maison conserve une importance capitale pour moi. Il m'arrive encore de faire des rêves qui s'y déroulent. La première fois que Pat figurait dans un de mes rêves, rêve où nous avions un enfant (et ceci avant que je sois enceinte de Ti-loup-des-bois), ça se passait dans cette maison... qui pour les besoins du rêve, était notre domicile à Pat et moi!!!

J'ai eu de nombreux appartements, conséquence d'études à trois universités différentes, dont un bacc coopératif avec des stages dans quatre villes réparties dans trois provinces, et d'emplois aillerus en plus. Dans plusieurs logements je me suis sentie "chez moi", dans d'autres j'avais toujours hâte à la fin de semaine pour m'évader. Depuis cinq ans, j'habite avec Pat et notre condo est un vrai chez-moi. Le quartier, le condo lui-même, les souvenirs (c'est pour toujours le premier chez-lui de mon fils!), le présent: tout me fait m'y sentir chez moi. Au point où je me demande parfois comment nous le quitterons, bien que sa petitesse fasse qu'il n'est plus approprié pour nous (et pour nos plans familiaux des prochaines années). Nous avons choisi de rajouter au défi en déménageant dans une nouvelle région.

En attendant la construction (pfff... vive les délais... et quand on travaille, quand est-on supposé trouver le temps de penser à ça?), nous avons loué une maison. Sa grandeur fait du bien, mais nous ne nous y sentons pas chez nous tant que ça. Quoique... on y passe de bons moments... je pense que nous évitons de nous attacher puisque nous savons que c'est temporaire (et quelques éléments comme l'omniprésence du tapis et les fourmis charpentières nous aident à ne pas nous attacher). Mais maintenant, j'ai réalisé que chez-moi n'est plus seulement un lieu physique. C'est avant tout un endroit où je peux être bien avec ma petite famille. Ce soir, je suis seule, mon fils et mon chum sont dans l'autre ville. En finissant de travailler, j'avais juste envie d'aller les rejoindre, même si c'était absolument déraisonnable... J'ai ainsi compris que ce sont eux, mon petit monde douillet, mon chez-moi. La bonne odeur des conifères, le soleil, le beau plancher de bois, c'est secondaire (quoique...). C'est officiel, j'ai besoin de ma famille au quotidien.

2 commentaires:

Isabelle a dit...

tu as bien raison... et moi, je rajouterais "qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour notre famille".

La Belle a dit...

Je comprends tellement le chez toi que tu parles... Moi j'ai véçu chez mes parents dans la même maison de ma naissance à mon déménagement en 2003. Et mes parents ont toujours la même maison encore alors chaque fois que j'y vais, je me remémore des souvenirs !