mardi 12 février 2008

Je m'ennuie...

Passer du temps seule chez moi était une façon pour moi de me ressourcer. Comme étudiante au doctorat, il m'arrivait souvent d'être seule à la maison pour travailler à l'ordinateur dans le cadre de mon doc, pendant que mon chum travaillait à l'extérieur. Ou encore de cuisiner, seule à la maison avant qu'il ne rentre. J'appréciais ces moments.

En congé de maternité, les siestes de mon fils me procuraient cette solitude dont j'avais besoin. Ce n'était pas tout-à-fait pareil (je DEVAIS rester à la maison et un peu limiter mes activités pour ne pas faire de bruit et être disponible rapidement quand il se réveillerait), mais ça allait.

Maintenant que j'ai repris mon doctorat, je travaille presque exclusivement à l'université, même quand je n'ai que de l'ordi à faire. Notre coin-bureau étant dans le salon-cuisine-salle à manger-salle de jeux, impossible de s'y concentrer... C'est la première fois que mon chum passe plus de temps à la maison que moi (à part un congé de maladie après son appendicite en 2005, mais s'il était présent physiquement, il y était moins mentalement, se remettant de son opération...) et que je n'y suis pratiquement jamais seule. Parfois, mon chum amène mon fils à l'épicerie la fin de semaine pour que je puisse faire le ménage plus facilement et plus rapidement (parfois aussi, c'est moi qui sors avec Ti-loup-des-bois...) mais alors j'ai des tâches précises à accomplir dans un temps limité.

Aujourd'hui, je travaille sur mon doctorat à la maison, seule. Papa et fiston sont sortis pour la journée. Ça me fait du bien d'être ainsi seule chez moi. Ça me manquait.

Mais en même temps, je m'ennuie de mon fils. Je ne m'ennuie pratiquement jamais de lui quand je suis à l'extérieur--mais là, alors que ses jouets sont juste à côté du coin-bureau où j'essaie de me concentrer sur de passionnants (ahem) articles sur la chimie environnementale... il me manque.

C'est une situation doublement gagnante: je suis contente d'avoir eu mon moment de solitude et je serai contente quand mes deux hommes vont rentrer tantôt...

Aucun commentaire: