mardi 8 décembre 2009

L'ignorance, ça, c'est POCHE.

J'ai un flashback ce matin.

Je devais être en sec. 3 d'après les gens avec qui avait lieu cette discussion. J'étais avec quelques collègues d'école. Donc, quelques ados, bons à l'école, et je ne sais plus pourquoi mais un gars raconte que le fils de sa voisine est tellement poche (ou nul, ou le mot qui était alors à la mode, je ne sais plus) qu'il a redoublé sa maternelle! Et tous de s'exclamer que c'était incroyable d'être poche (nul, etc.) à ce point-là...

J'ai eu ce flashback en lisant ce billet. Et celui-ci. Bien avant qu'on leur demande de lire ou de faire des calculs, l'école est déjà un énorme défi pour certains enfants atteints de handicaps comme la dyspraxie.

Ciel, que nous étions poches, ET nuls, ma gang de bollés et moi, d'être si ignorants et surtout sans compassion (jamais personne n'a pensé ou évoqué dans cette fameuse discussion que l'enfant en question avait peut-être un trouble d'apprentissage ou autre handicap invisible...). J'ai honte de nous.

5 commentaires:

Milou a dit...

Je pense que beaucoup d'ados ont pensé comme ça et le pensent encore.
Mais le pire, c'est que des adultes le pensent.
Moi, je me souviens il y a quelques années, une gentille médecin qui avait vu mon fils lui avait dit " Tu sais, j'ai doublé ma maternelle" ( ou alors c'était la première année, je ne suis plus sure à bien y penser).
Mais bon, elle est devenue docteure quand même ;)
Les préjugés sont coriaces. Mon fils n'a jamais doublé, mais il est maintenant en classe "spéciale" et ce n'est pas très bien vu non plus...

Dysprapoule a dit...

Bonjour,

Je suis une nouvelle blogueuse, je te lis avec beaucoup d'intérêts.

Oser en parler et se remettre en question je trouve que c'est déjà un grand pas. J'espère moi aussi que plusieurs ados (ou adultes ils y en a aussi...)liront ce billet.

Moi aussi j'ai déjà pensé comme ça étant ado. Tout un retour du balancier d'avoir un enfant différent. Ça remet les nos valeurs à leurs places...

Isabelle a dit...

En tant que maman qui a une jeune fille avec quelques compétences en échec en maternelle, et qui a été une bollée tout le long du secondaire, ça remue beaucoup de choses.

Heureusement, plusieurs élèves avec des besoins particuliers sont intégrés dans des classes "régulières" maintenant. La majorité des élèves savent très bien réagir et s'adaptent aux différentes différences. Reste que quelques parents passent parfois le commentaire au sujet des élèves qui "ralentissent le groupe".

Marie l'urbaine a dit...

L'ignorance mène aux jugements. Ex. une amie qui avait une perte auditive essuyait des réactions tellement impatientes de la part des gens ! Comme si elle était nulle, alors qu'elle n'avait juste pas bien entendu... De là l'importance de partager nos connaissances, d'informer les gens.
Ça fait du bien de se remémorer qu'Einstein avait des troubles d'apprentissages :)

Jane a dit...

Bien d'accord avec Milou!