mercredi 21 octobre 2009

Politique éditoriale au sujet de la publicité

Depuis quelques mois, très exactement depuis que je me sui inscrite au lancement de la web-série de Mère Indigne, je reçois régulièrement des courriels promotionnels de tous genres. Des courriels dont le but, caché ou avoué, est qu'en fin de compte je parle de leur produit ou de leur marque ici (et à mes amies, et sur Facebook...). Or, je n'aime pas l'idée d'être un véhicule publicitaire gratuit. Oui, je mentionne des marques quand c'est pertinent, par exemple quand je critique des produits ou des catégories de produits (voir mes billets étiquetés articles de bébé et articles de bambin, par exemple). Par contre, je ne vois pas pourquoi je les mentionnerais sur demande, si ça ne correspond pas à ce que je vis dans le moment. Un de mes buts de blogueuse est de présenter des critiques de consommatrice et je ne me sentirais pas crédible dans les critiques qui viennent de moi si elles étaient mêlées à des billets promotionnels sur demande. Mes lectrices s'en rendraient compte aussi je crois. Si celles qui commentent (qui deviennent souvent des copinautes, voire dans plusieurs cas des amies même dans la "vraie" vie) sont représentatives de la majorité silencieuse (y en a-t-il vraiment?), mon lectorat n'est pas constitué de deux-watts! (ce qui est probablement pourquoi on cherche à m'utiliser comme média!)

Par contre, ce n'est pas toujours clair pour moi. Certaines offres sont intéressantes, surtout quand elles contiennent une invitation à un événement (même si je ne peux pas nécessairement y assister). D'autres, pas du tout. Par exemple, j'ai déjà refusé de recevoir gratuitement des chocolats avec comme seule condition d'en parler sur mon blogue, mais c'était une nouvelle marque d'une multinationale et c'était du chocolat pas équitable, donc ma décision a été facile à prendre. Mon culinoblogue en est un engagé vers l'alimentation locale, naturelle, juste, écologique; ça ne cadrait pas.

J'aimerais avoir une politique éditoriale claire, ne pas avoir à me demander quoi faire quand je reçois de ces courriels et que je les trouve "borderline". Connaissez-vous des blogueuses qui en ont une? Je connais juste Michelle Blanc, et elle n'a pas du tout le même genre de blogue ni de conception de la vie en ligne que moi. Alors à part me donner l'idée d'une telle politique, ça m'aide plus ou moins.

Cas vécu: si je reçois une invitation d'une marque XYZ mais que je n'y donne pas suite, et qu'un jour j'ai quelque chose de bien à écrire au sujet d'un de leur produit, dois-je mentionner qu'ils ont jadis essayé de me soudoyer? (dans le cas vécu, je ne l'ai pas mentionné, j'aurais écrit le même billet s'ils ne m'avaient jamais invitée à leur événement...)

Cas vécu: Pour certains types de commerce, comme une épicerie ou une pharmacie, j'ai mes bannières préférées. Je ne m'imagine juste pas présenter une autre bannière. Bon, le site web dont on veut que je parle est très intéressant, mais encore là, j'aurais des critiques profondes à faire... C'est fou, je réalise que j'ai un attachement profond, sentimental, à une bannière en particulier. Au point où son nom est synonyme du type de commerce pour ma famille et moi... et ceci sans que je n'aie reçu quoi que ce soit d'eux. Je suis simplement habituée à leurs produits maison (parfois inégalés ailleurs), à leur système de fonctionnement... Il me semble que je sonnerais faux de parler des autres!

En attendant mieux, voici ladite politique:
-Chers relationnistes, continuez de m'envoyer vos courriels promotionnels, ma politique va se préciser avec l'usage.
-À moins que je ne vous connaisse personnellement, évitez les courriels dont le ton fait comme si nous étions de grandes chums, ça me rebute en partant.
-Ne vous attendez surtout pas à une plogue systématique.
-Si votre produit ou service m'intéresse et que votre initiative marketing me plaît, même si je ne participe pas à l'événement que vous organisez, je vais peut-être vous ploguer un jour mais seulement en contexte. C'est à vos risques: je suis très critique alors je ne manquerai pas de souligner ce que je n'aime pas de votre produit, s'il y a lieu. Vous pouvez le voir comme une critique constructive (je chiale rarement pour le fun de le faire). D'autre part, quand j'aime un produit, je suis sincère aussi.
-Je ne serais pas fermée à de la vraie publicité sur mon blogue (une fille peut avoir besoin d'argent parfois!) mais là ça serait du vrai cas-par-cas et il faudrait que je croie vraiment en votre marque... et ça serait définitivement identifié comme une pub.

D'autres idées?

4 commentaires:

Renée-Claude a dit...

Je comprends très bien ton malaise, et je suis entièrement d'accord avec toi.

Moi aussi je parle de certains produits, parfois, mais je ne veux pas qu'on pense que je suis payée pour le faire alors ça freine souvent mes ardeurs !

J'ai reçu un seul courriel suite au rassemblement, pour le labyrinthe de maïs de St-Jean. Mais ça ne m'adonnait pas d'y aller, et je l'avoue, j'ai éprouvé une certaine gêne à l'idée qu'on s'attendait de moi que j'en parle en bien !

Ta politique est claire, je ne pense pas qu'il y ait quelque chose à rajouter.

Bravo ! :0)

Marie l'urbaine a dit...

Je suis surprise, j'étais au Lancement mais je ne reçoit pas de pubs ??? (Tant mieux, en fait !)

La Belle a dit...

Belle réflexion et politique que tu as écrit ! Disons que je n'ai pas encore véçu la chose alors je ne sais pas comment je réagirais, mais je viendrais lire ta politique car elle est très bien écrite !

La Mère Michèle a dit...

De quoi ça peut dépendre? Je n'ai pas été au lancement, je reçois cette pub (pharmacie, tomates, fromage, Coup de Pouces...etc)

Et les courriels sont TRÈS personnalisés! On y parle de mes enfants, de ma grossesse, etc...

Je n'ai jamais accepté non plus de m'y soumettre... de toute façon qu'ai-je à y gagner à part rebuter mon lectorat, effectivement.

Mais je me demande où ils prennent mes coordonnées bloguesques. Je ne suis qu'un touuuut petit blog, sans prétention aucune lol