vendredi 5 septembre 2008

Tout réapprendre encore, mais pas en vain.

C'est pratiquement mon deuxième retour. Le premier était après mon "vrai" congé de maternité. Il m'avait fallu réapprendre à travailler. Après un été sans garderie, où j'alternais entre m'occuper de mon fils et m'occuper de ma stagiaire au laboratoire, c'est-à-dire où mon attention était constamment sollicitée où que je sois et où l'immédiat était si prenant que je ne me posais pas de questions sur ce que je devais faire... je dois encore réapprendre à travailler. À planifier et à agir même sans pression dans l'immédiat.

Au moins, j'ai l'esprit libre: mon fils adore sa garderie. En fait, je crois qu'il s'y amuse plus qu'à la maison où le mot "non" revenait si souvent: non, on ne joue pas dans la toilette. Non, pas le système de son. Non, pas l'ordinateur. Non, pas les livres d'école de maman (que voulez-vous, nous n'avons qu'un 4½ et plus de bureau depuis la fin de ma grossesse).

Et la garderie m'ouvre d'autres possibilités. Mon doctorat tire à sa fin; elle est encore trop loin à mon goût, mais elle approche et de plus en plus vite puisque je travaille plus! Je peux même commencer à envisager l'après-doc, sachant que mon fils est bien hors de la maison... et dernièrement, deux portes se sont entrouvertes un tout petit peu et laissent passer un filet de lumière. Ça me met un peu de "bonne" pression et m'aide à travailler, tant sur le fameux doctorat que sur la vraie ouverture desdites portes. Une d'elles risque de ne s'ouvrir qu'une fois et je crois que c'est LA bonne, celle qui mène à tant d'autres. Alors je termine ce billet et je fonce.

2 commentaires:

Isabelle a dit...

Alors, je te la souhaite, cette porte ultime.

Peu importe la taille d'un lieu de vie, l'enfant finit toujours par y trouver les failles. (peu importe la hauteur à laquelle on perche le bac de recyclage) ;-)

Marie l'urbaine a dit...

Ce sont de si bonnes nouvelles ! :)