vendredi 9 mars 2012

Hausse des frais de scolarité: une p'tite facile pour le gouvernement et le monde à réinventer pour les opposants

Je suis contre la hausse exagérée des frais scolarité. Pas juste comme ancienne étudiante, pas juste comme maman de deux futurs étudiants (j'espère!), mais aussi comme citoyenne. Je crois en l'accès à l'éducation comme projet de société.

Vous voulez de bons arguments contre la hausse? Je vous invite à lire ce document de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques(IRIS).

Là où je veux amener mon point de vue, parce que je ne l'ai pas encore entendu ailleurs (mais je ne suis pas la plus au courant non plus, alors peut-être que ça a été dit?), c'est sur la cible facile que ce sujet est pour le gouvernement, qui en profite à outrance. Le gouvernement veut augmenter drastiquement les frais de scolarité; qui parlera le plus fort pour s'exprimer contre? Les étudiants actuels. Quels sont les moyens de pression à leur disposition? Vraiment pas grand chose d'efficace. Des étudiants qui font la grève nuisent plus à leurs propres études qu'à autre chose tant que le gouvernement leur fait la sourde oreille. Ils se font facilement étiqueter de paresseux dans certains médias et n'affectent pas en grand chose le gouvernement ou même le reste de la société, contrairement à des travailleurs en grève qui affectent directement les revenus de leurs patrons et/ou privent la société de services. Des étudiants qui manifestent dérangent et ne s'attirent pas nécessairement la faveur de l'opinion publique, et c'est encore pire quand les manifs dérapent, peu importe à qui la faute. Quand les étudiants tentent de nouveaux moyens d'attirer l'attention, comme en détournant un hashtag populaire sur Twitter, ça ne semble pas jouer en leur faveur non plus. Nos élu savent certainement que les étudiants n'ont pas grand moyens pour faire pression sur eux... Et je crois que ça contribue à ce que de grosses hausses des frais de scolarité soit un sujet qui revient si souvent sur le tapis depuis plusieurs années.

Devrait-on se mobiliser plus en tant que société? Même quand on n'est pas directement touché par les enjeux (comme moi qui ne prévois pas retourner à l'université)? OUI! Mais tant que les manifestations seront les farces qu'elles sont trop souvent, vous ne m'y verrez pas. Les pétitions et les envois de lettres sont pacifiques (ou du moins, les dérapages sont moins risqués pour les participants pacifiques!), mais est-ce que ça fonctionne vraiment? Pour cette cause comme pour d'autres, il y a encore (et plus que jamais) en 2012 de la place pour inventer des moyens pacifiques ET efficaces de protester.

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