samedi 29 août 2009

Flou...

Je suis dans le flou... Alors j'écris un billet personnel comme j'en publie rarement. Commentaires bienvenus...

Je suis en arrêt de travail. Suis-je en dépression et c'est pour ça que je suis épuisée, ou suis-je épuisée et c'est pour ça que je vois tout en noir? J'ai quelques jours pour y penser, puis je revois mon médecin. Il reste que depuis mai, je me demande si ce travail est fait pour moi mais aussi si "travailler" dans le sens d'avoir un emploi à l'extérieur de la maison est fait pour moi. Des questions d'horaire de travail, de stress, de conciliation travail-famille me rendaient la vie pénible depuis mai, alors que je travaille depuis avril seulement...

Quand on réalise qu'une fois les impôts enlevés et les subventions familiales gouvernementales diminuées, quand on rajoute mon revenu à celui de mon chum (malheureusement, nous sommes un cas classique où il gagne pas mal plus que moi), quand la garderie nous coûte 35$/jour (!!!!!!!!!), je travaille à temps plein et plus pour seulement 3-4000$ par année... Un travail qui ne m'amène même pas les bénéfices non-financiers que j'escomptais (stimulation intellectuelle, socialisation, sentiment d'accomplissement).

Et quand on lit un super-billet chez Maman Papoute, pour réaliser que moi c'est en arrêtant de travailler que je me redécouvre pleine de ressources...

D'un côté c'est clair, j'arrêterais de travailler drette là. Surtout que j'ai des p'tites idées d'un travail que je pourrais faire à temps très partiel avec un horaire compatible avec la famille (genre deux soirs par semaine, à mon choix), à mon compte et en lien avec mes études et mes intérêts, qui ferait que mon CV n'aurait pas de trou si je veux revenir à un "vrai" travail un jour. Mais ça serait quand même un deuil... Quand on est une "bolle", on ne grandit pas avec l'image d'une maman à la maison en tête. Et puis mon médecin m'a dit de ne pas prendre de décision tout de suite.

En tout cas, si je l'écris ici c'est pour avoir un petit peu de feedback et d'encouragement de votre part...

10 commentaires:

La Belle a dit...

Ouf c'est effectivement flou !

C'est vrai que si on calcule ce qu'il nous reste après les coûts lorsque nous retournons travailler, on se rends compte qu'il n'en reste pas tant que ça et on se demande alors, est ce que ça vaut la peine d'en faire autant pour si peu...

Je crois que ton médecin a raison dans la mesure où il dit de prendre le temps qu'il faut pour y réfléchir, peser les pours et les contres. Tu sembles avois déjà une piste de solution (travail 2 soirs par semaine) ! C'est bon signe non ?

L'important c'est d'être en confiance avec la future décision que tu prendras. Cette remise en question est peut être le début d'une nouvelle dynamique familiale !

Je te souhaite de prendre le temps qu'il faudra pour prendre la meilleure décision pour toi et ta famille !

Valérie-Ann a dit...

Grosse réflexion... Par contre si je peux mettre un bémol, j'ai grandi comme une bolle, meilleure de classe all the way, pourtant j'ai toujours su que je voulais être maman à la maison. Il y aura un "après", aussi, et comme tu le dis, on se découvre des ressources et on apprend beaucoup. Beaucoup d'outils qui te serviront toujours après. On ne stagne pas parce qu'on est à la maison: depuis que j'y suis j'ai entrepris la lecture des grands classiques de la littérature et j'apprends la couture, la chimie culinaire et la botanique... Être autodidacte n'est pas mal! :D Ne te culpabilise pas, peu importe ton choix, ça aussi c'est une grande leçon de vie...

Isabelle a dit...

Allô, tu as eu le bon réflexe, je pense, de prendre une pause. Être toujours dans le feu de l'action, c'est pas idéal pour faire les bons choix.

Je t'écris...

Marie l'urbaine a dit...

Chère Lucie,
je suis peinée d'apprendre la nouvelle. Pour être passée par là et avoir connu beaucoup de gens qui ont vécu des épisodes de ce type (tous différents, bien sûr), je peux te dire que ce temps de réflexion où l'on prend soin de soin et où l'on se questionne sur nos priorités devient à moyen terme bénéfique. On en sort plus fort parce qu'on sait mieux ce qui nous convient, ce que ça prend pour se sentir respecté et serein... dans une société où les gens vivent à bout de souffle.

Pour témoigner de mon expérience, quand je me suis retrouvée en arrêt de travail en pleine année scolaire alors que j'avais choisi l'enseignement comme une vocation, j'ai trouvé ça dur... mais quelques mois plus tard je décrochais un emploi en éducation à la solidarité internationale, un des plus beaux hasards de ma vie. Je gagne près de la moitié de ce que je gagnerais comme enseignante aujourd'hui, j'ai moins de la moitié des vacances, mais je suis épanouie au travail tout en connaissant très bien mes limites ! Tant pis pour la pression sociale de milieu de l'éducation ("avoir sa permanence").

Je te souhaite de trouver un équilibre, ta zone de confort. Prends tout le temps dont tu as besoin. Tu as droit à ce temps. Tu en sortira plus heureuse, ce qui est bénéfique pour tout le monde autour de soi. Ce n'est donc absolument pas un geste égoïste, oh que non ! - c'est un geste responsable que de s'arrêter pour prendre soin de soi ! Y'a que ceux et celles qui sont passés par là qui le savent :)

Je t'envoie toute mon amitié et ma solidarité xxx

Germaine professionnelle a dit...

Je suis passée par là à la fin de l'hiver dernier...sauf que je travaillais pas...Je suis maman à la maison depuis 5 ans maintenant... et je pense vraiment offrir le meilleur à mes fils et à toute ma famille en fait... pas de STRESS inutils!! Wow! Le bonheur... plusieurs femmes retournent au travail, sans le vouloir vraiment...quand tu fais les calculs...souvent elle travaille pour payer la garderie et les autres dépenses que provoquent un retour au travail... est-ce que ça vaut la peine???

Mais prends ton temps et parles-en...ça devrait t'éclairer.

Et surtout bonne chance!

Renée-Claude a dit...

Haaaa... si tu savais comme je te comprends !!!

Come disent les autres, prends le temps de souffler. De réfléchir, de consulter s'il le faut.

Choisir un travail à temps partiel est une solution qui m'apparait tout à fait pertinente.

Qu'on le veule ou non, il y a quand même que 7 jours dans une semaine et 24 heures par jour ! Quand on veut popoter ses propres repas, voir un peu ses enfants, ça devient très difficile de concilier le tout si on est parti 40 heures/semaine... Ça m'attriste de voir que la majorité des milieux de travail ne peuvent concevoir des horaires partagés ou réduits...

Ça prend un travail très "nourrissant" pour réussir à travailler à temps plein et être heureux !

Il y a tant de gens autour de moi qui doivent prendre des anti-dépresseurs, c'est fou !

Je te souhaite de cheminer vers ta solution, sans culpabilité. La vie est si courte qu'on DOIT être heureux !

Grosses bises ! xx

JulieJulie a dit...

Je suis aussi passé par ce genre de questionnement, deux fois plutôt qu'une.

Après ma première, on avait fait les calculs, je ne gagnais rien à retourner sur le milieu du travail, on a continué la famille et mes études.

Quelques années plus tard, avec en poches deux diplômes universitaires et le début d'une maitrise, le même questionnement m'a pris, mais concernant mes études, est-ce que ça vaut vraiment la peine de m'investir autant pour des papiers qui vont dormir dans le fond d'un classeur. Puis, est apparue par magie ma voie, un petit emploi à mon compte qui me permet de me réaliser en dehors du nid familial, sortir un peu de la maison et payer la somme astronomique qu'est mon prêt étudiant ;-)

Je pense que c'est lorsque l'on ne cherche plus quoi et comment le faire, que la vraie façon ressort.

Si ton travail te donne un bilan négatif plutôt que positif en essayant de faire sortir tous les points, ça parle de lui-même. De même, je ne pense pas qu'un salaire de quelques milliers de dollars après un an, soit indispensable à votre porte-feuille, donc, j'oublierais de regarder le côté financier, mais que le côté personnel.

Bonne réflexion, mais surtout écoutes la petite voix à l'intérieur de toi qui sait exactement quoi faire ;-)

Joa a dit...

Coucou Lucie,
J'ai beaucoup réfléchi depuis que je suis à la maison (plus de 2 ans). J'ai vécu plusieurs situations différentes: j'ai travaillé de la maison, mon chum aussi, j'ai étudié et je me suis occupée des enfants à temps plein en vivant avec un seul salaire. Certaines situations étaient plus heureuses que d'autres. Je connais mieux mes limites, mes besoins. Maintenant que je quitte la maison et que j'entreprends une nouvelle vie, j'espère y trouver l'équilibre que je souhaite.

J'ai le même souhait pour toi et ta famille.

G. a dit...

Il n'y a définitivement pas une seule façon de vivre sa vie! Tu dois peser les pour et les contre, rester ouverte aux opportunités, envisager toutes les possibilités. La vie est faite d'étapes, il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement côté boulot. Écoute ta p'tite voix, aie confiance.

Bon courage!

Lucie a dit...

Merci tout le monde pour vos commentaires... Plusieurs de vos remarques m'aident dans mon cheminement, et votre soutien aussi, beaucoup beaucoup :-)

Par contre je ne suis toujours pas décidée. Je vais essayer de ne pas mourir de soif entre deux abreuvoirs...